GLOB SONGS : voyage en Chine sur la Seine…musicale

Jusqu’au 4 novembre, sur l’île Seguin, le ballet national de Chine revisite Casse-Noisette :  la danse classique prend des couleurs… et nous emmène à Pékin, au temps des empereurs.

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Finale de Casse-Noisette sur la Grande Seine, à Boulogne Billancourt

Des décors magnifiques, des dragons, des pagodes, des tigres, des pétards rouges qui éclatent sur la fameuse musique de Tchaïkovski, une langoureuse danse du foulard, des danseuses qui évoquent des porcelaines époque Ming… ce Casse Noisette est un régal pour les yeux et un véritable voyage exotique et féerique en Chine ancienne.

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Ma ballerine à moi… devant l’affiche de Casse-Noisette

En transposant dans son pays l’histoire bien connue de cette petite fille qui trouve un soldat de bois (Casse Noisette) sous le sapin, en remplaçant les festivités du Noël occidental par celles du Nouvel an chinois, Feng Ying, ballerine renommée en son pays et directrice artistique du Ballet national de Chine, réussit à marier deux cultures. Et rend un bel hommage artistique aux traditions et à la culture de son pays. A cette occasion, d’ailleurs, la Grande Seine publie sur son site un intéressant carnet de voyage en Chine, à la rencontre du Ballet et de sa directrice.

Ses danseurs, légers et fins comme des libellules, agiles et vifs, semblent parfois des acrobates. Souriants, gracieux, ils donnent beaucoup de dynamisme et de vitalité à l’oeuvre classique, dans la bonne humeur. BNC-1Somptueux, les décors s’enchaînent, au rythme de la musique jouée avec maestria et allégresse par l’orchestre Pasdeloup (le plus ancien orchestre symphonique en France).

20181027_224108En quittant la Grande Seine, des airs plein la tête, on a l’impression d’avoir fait un voyage dépaysant dans l’espace et dans le temps. La sortie du spectacle évoque d’ailleurs une sortie d’avion,  ou de bateau, quand en longue file frigorifiée, on traverse le pont qui relie l’île Seguin à la terre ferme – dans un quartier de Boulogne-Billancourt encore en pleine recomposition et en plein essor –  pour s’engouffrer dans un ascenseur qui descend au parking, ou dans les escaliers pour les moins patients !
C’était la première fois que j’assistait à un spectacle dans cette belle nouvelle salle qu’est la Grande Seine de la Seine Musicale, 20181027_224608qui a ouvert voici à peine plus d’un an, et affiche une programmation éclectique et variée pour l’année à venir. Du classique au funk, de Bach à… Kool&the Gang ou Killy Minogue, du Grand Orchestre Philarmonique du Luxembourg à l’Australian Pink Floyd Show, en passant par l’humoriste Gaspard Proust (qui… n’aime pas le classique !) … il y en a pour tous les goûts ! Ce sera l’occasion de revenir sur l’île Séguin, qui a presque achevé sa spectaculaire métamorphose, mais reste un quartier en gestation, encore un peu vide et endormi la nuit. Des tours et des grues émergent en bord de Seine, des restaurants encore un peu vides clignotent dans de grandes avenues rectilignes, mixant immeubles de bureaux et de résidentiel… un peu comme le quartier de la Grande Bibliothèque à ses débuts.

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Sans aucun doute l’île va-t-elle, comme son frère de l’Est sur les quais du 13ème, se peupler et s’animer jusqu’à devenir un nouveau pôle d’attraction de l’Ouest parisien – plutôt éteint ces dernières années en terme de vie nocturne ! C’est en tout cas l’ambition affichée de cette Seine Musicale, que de drainer ici des flots de spectateurs qui viendront faire vivre le nouveau quartier…

 

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