Quelques jours à Dublin ? Allez faire un tour à Howth : facilement accessible par le DART, ce joli village de pêcheurs vous promet un grand bol d’air marin… et des fish and chips de première fraîcheur !

Il faut à peine une demi-heure et moins de dix euros pour se rendre à Howth depuis le centre de la capitale irlandaise. On peut choisir de prendre le bus, moins cher mais plus long, mais cela me paraît vraiment plus pratique d’opter pour le train de banlieue, le DART, qui passe régulièrement et jusque tard dans la soirée.

D’autres petites villes côtières et ports de pêche typiquement irlandais sont d’ailleurs accessibles tout aussi facilement – et même, encore plus proches; mais Howth nous a été particulièrement recommandée, comme le plus pittoresque de ces lieux de villégiature balnéaire.



L’été, il est sans doute pris d’assaut, non seulement par les touristes mais aussi par les gens de Dublin voulant aller passer la journée à la plage… L’hiver, c’est une toute autre ambiance, même s’il y a pas mal de badauds ayant eu les mêmes envies que nous, en ce jour férié : une petite balade en bord de mer et un fish and chips pour inaugurer l’an 2019 !




La balade ne prend pas très longtemps : Howth est de toute évidence un grand port de pêche (les gros et nombreux bateaux en attestent) mais un tout petit village, sans monuments notables, si ce n’est bien sûr une grande église au sommet de la rue principale, et une ancienne église, à demi en ruines, en surplomb de la mer.



De belles façades – anciennes maisons de pêcheurs prospères – et d’autres plus modestes – maisonnettes de pêcheurs traditionnelles, sans doute devenues très recherchées sur le marché immobilier – forment une mosaïque de couleurs, à l’anglo-saxonne, avec des portes d’entrée alternant les bleus, roses, jaunes, rouges ou violets – selon les goûts des propriétaires, sans doute. A moins qu’il n’existe, ici et dans la plupart des villes irlandaises, écossaises ou anglaises, des accords entre voisins pour réussir ces beaux dégradés de coloris assortis, parfois claquants, parfois pastels – tu peins en bleu foncé, je peins en bleu clair, et le suivant osera un beau turquoise… ? Il faudra un jour que je pose la question à un natif d’Albion !

Quand on a fait le tour du centre historique, ce qui prend moins d’une demi-heure, on peut cheminer sur une belle jetée, en admirant les embarcations rentrées de la pêche, l’embouchure du port dans laquelle s’ébattent des phoques, et apercevoir, au loin, Dublin. Et se mettre en quête du meilleur fish and chips de la ville. Ils sont toute une ribambelle le long des quais, alternant avec des poissonneries proposant pour certaines du saumon artisanal, et pour la plupart des “take away” – soupes de poisson, sandwichs au saumon fumé artisanal, croquettes et fish and chips à emporter…
Les terrasses sont prises d’assaut, car les températures sont très douces en ce premier jour de l’année, et ô miracle, il ne pleut pas ! Lequel choisir parmi tous ces restaurants ?




On se fie à un bon critère : la queue qui se forme devant… celle qui stagne à l’entrée du Crabby’s Jo est de très loin la plus longue, tant pour aller manger à l’intérieur (d’ailleurs, il est trop tard, c’est plein) que pour prendre un fish and chips à emporter. L’heure du lunch est déjà passée mais les horaires sont souples, à l’anglo-saxonne, et quand le lunch est fini, on embraye sur le “early bird” (un dîner en happy hour) puis sur le menu du soir à partir de 20H… comme c’est pratique, d’aller manger dans les pays qui ne pratiquent pas la rigidité maniaque des pays latins sur les horaires du sacro-saint déjeuner, et ne ferment pas leur cuisine entre 14 et 19 heures !


Donc, on attend un peu, car le restaurant promet d’avoir des tables qui se libèrent à partir de 16 heures… (et de 16h à 20h, c’est le « early bird » : 2 plats pour 21,95€.) C’est le ventre creux qu’on s’installe enfin dans cette belle salle, chaleureuse, avec vue sur le port. Service impeccable, souriant et rapide, les fish and chips arrivent, poisson évidemment très frais, impeccablement doré, gonflé et croustillant, frites maison, sauce tartare mais aussi sauce à la menthe « irish tradition » … un délicieux repas, complété d’un dessert pour deux, juste par gourmandise… et parce que les desserts sont faits maison ! Un peu cher, mais un excellent rapport qualité-prix et une efficacité certaine dans le service comme en cuisine. L’estomac plein, il ne reste plus qu’à reprendre le train direction Dublin.

Conclusion : Howth s’impose comme une balade incontournable quand on séjourne dans la capitale, qu’on a envie de s’aérer, de voir la mer… et de manger du poisson frais ! Un des grands plaisirs de l’Irlande, non ? Avec la Guiness, bien sûr !
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