Des lacs et des lagunes, des plages et des volcans, des vagues et des fleurs… le Salvador, nouvelle pépite de l’éco-tourisme, vous offre beaucoup de découvertes en pleine nature. Deuxième partie de ce beau voyage que nous entamions ensemble avec la ville de San Salvador, dans mon post précédent…

De San Salvador, vous pourrez aller facilement passer la journée au lac Coatepeque. A une cinquantaine de kilomètres de la capitale, on y accède par une petite route qui mène aussi à la ville de Santa Ana. Le lac s’est formé dans le cratère d’un volcan désormais éteint (une “caldeira”) et fait partie d’une vaste réserve naturelle – le ministère du Tourisme salvadorien mise actuellement beaucoup sur le développement de l’éco-tourisme, et plusieurs grands sites sont classés. Mais c’est depuis 2007 déjà que la réserve d’Apaneca-Llamatepec est reconnue par l’Unesco.

Quoique relativement petit (26 km2) surtout au regard des grands lacs guatémaltèques dont le fameux lac Attitlàn (dont je vous reparlerai, il fait partie de la suite du voyage !) le Coatepeque est magnifique avec ses contours escarpés et la crète volcanique qui l’enserre. En y allant, on peut l’admirer du pied du Cerro Verde, un volcan éteint qui donne aussi son nom au parc national, dans lequel on pénètre pour grimper jusqu’à l’autre volcan célèbre du pays, le Santa Ana. Celui-ci, le plus haut du Salvador, peut être gravi : on y admire, au sommet, un splendide panorama et un cratère bleuté. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps d’entreprendre cette ascension, qui est régie par les règles strictes de la police touristique (une création du ministère du Tourisme pour sécuriser et encourager celui-ci, le Salvador souffrant encore beaucoup de son image de pays dangereux). Donc, on ne monte pas comme on veut, ni quand on veut : il faut venir à 11H le matin, payer sa dîme à un guide officiel et entreprendre l’ascension à ses côtés, avec escorte policière (ce qui nous a un peu découragés, d’autant que le temps nous était compté, et pas facile de s’organiser entre ces horaires de visite et ceux des transports, rares, compliqués, chers.) On monte pendant deux heures, on peut faire un pique-nique au sommet, et on se retrouve en bas à 15H.

A l’entrée du parc, il y a une vue superbe avec un mirador, et un grand café-restaurant où on peut s’installer pour profiter du panorama. Quand nous sommes passés, il y avait aussi une fête locale, sur le thème cacao y café, donnant une ambiance particulièrement pittoresque au site.
Pour découvrir le lac, deux possibilités : vous connaissez l’un de ces heureux propriétaires, ou l’ami de l’ami d’un ami du propriétaire – on s’invite beaucoup ici, notamment entre expatriés… Dans ce cas, vous aurez la chance de venir déjeuner et passer la journée dans l’une de ces maisons de rêve, bronzer sur le ponton, vous baigner dans le lac et le sillonner en bateau, faire la sieste dans l’un des hamacs qui se baladent doucement sous les palmiers…

Villas de rêve sur le lac Coatepeque… 
Si vous n’avez pas cette chance d’avoir des parents millionnaires (ou des amis expatriés ;) vous trouverez autour du lac plusieurs restaurants, avec ponton et ambiance musicale à fond, bourrés de Salvadoriens venus passer une journée à la plage. Certains sont plus “chics” que d’autres – bel hôtel avec piscine et terrasses qui descendent vers le lac, vastes paillottes au toit de paille sur des pontons, ou simple cabane poussiéreuse au bord de la route, avec vue sur le lac, quelques bancs sous un toit de tôle pour en jouir… et l’inévitable “pupuseria” pour vous substenter !
A propos de « pupusas » – on peut acheter partout, au bord des routes, dans des food trucks, des restos, des cafés, sur les places, ces sortes de tortillas de maïs, fourrées à la pâte de haricots noirs, à la viande hachée, au fromage, au poisson, puis cuites sur une grande plancha – vous pouvez faire une visite intéressante à Conception de Atàco, une jolie ville très colorée qui se trouve sur la « route des fleurs », en allant vers le Guatemala. On y trouve en effet une sorte de moulin municipal où on confectionne la pâte, à base de farine de maïs, et la sauce, à base de tomates, qui constituent les ingrédients essentiels des « pupusas ». A observer…
A Conception de Ataco, vous pourrez aussi flâner dans les rues très pittoresques d’un beau village colonial, admirer des fresques murales très colorées et la place centrale, très animée : c’est une excellente étape sur la route des fleurs.
Si la route des fleurs (ainsi nommée par le ministère du Tourisme salvadorien) peut vous mener jusqu’au Guatemala, celle qui longe la côte s’étend sur toute la longueur du pays, entre les frontières du Guatemala et du Honduras. En allant vers ce dernier, on parvient au golfe de Fonseca, petit paradis, paraît-il, où des îles à peu près désertes sont parsemées dans la lagune – malheureusement, je n’ai pas eu le temps d’y aller.
Nous avons choisi de partir vers le Guatemala, donc dans l’autre sens… Les plages y sont réputées pour leur sable noir et leurs immenses vagues, qui attirent les surfeurs : celles d’El Zonte ou d’El Tunco (à 37 km de la capitale) sont devenues des spots réputés, et un magnifique hôtel, le Puro Surf, a récemment ouvert ses portes sur la plage d’El Zonte pour capter tout particulièrement cette clientèle – je vous en reparlerai.

Mais il y a aussi de grandes plages de sable blanc en allant vers la baïa de Jiquilisco, où vous pouvez louer un bateau et sillonner la lagune. C’est magique : très peu d’infrastructures touristiques encore, des oiseaux de mer pour toute compagnie… on peut accoster sur une plage et s’y baigner, seuls; trouver une paillotte sur une île, qui propose des langoustes grillées pour un prix dérisoire…je vous recommande à ce sujet la Baïa del Dolfin, super petit resto tout simple où vous pouvez manger et faire la sieste dans un hamac, en toute tranquillité !
Baïa de Jiquilisco
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